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De drôles d'oiseaux post punk

The Dodoz, des oiseaux punk made in Toulouse

Auteur : Éloïse Bouton
Date de publication : 22/12/2009

The Dodoz, décembre 2009
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Ils ont une petite vingtaine d'années et un discours mature et adulte. Loin de l'imagerie et des sonorités des bébés rockers, The Dodoz font de la musique, de la vraie. Orginaires de la ville rose, les quatre comparses déploient une énergie déferlante sur scène qui les a propulsés dans le monde des grands (artistes). Débusqués par les Inrocks dans une compilation CQFD, The Dodoz ont séduit le producteur écossais Peter Murray qui a enregistré leur premier album éponyme. En préparation d'un deuxième opus et en pleine tournée, Géraldine (chant et basse), Vincent (guitare) et les jumeaux Jules (guitare) et Adrien (batterie) répondent aux questions d'Univarts. 

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The Dodoz, décembre 2009
Géraldine, The Dodoz, décembre 2009
Jules, The Dodoz, décembre 2009
The Dodoz s’est formé en 2003. Comment avez-vous évolué musicalement en six ans ? 

On porte un regard très subjectif sur notre musique. A nos yeux, nos morceaux sont plus sombres, plus réfléchis et plus fouillés aujourd'hui que ceux qu'on écrivait au début ("Le Dodo Masqué"). Le fait de jouer nos titres sur scène les font évoluer en permanence. On a enregistré tout notre album en live pour cette raison. 

Comment composez-vous ? 

On compose tous les quatre, souvent chez nous. Chacun apporte sa pierre à l'édifice. C'est un travail interactif, comme un jeu de ping pong. On sort tous de notre rôle et on apporte notre contribution aux parties des autres. Géraldine écrit les textes en anglais. L'anglais nous a semblé comme une évidence par rapport à nos influences mais cela peut parfois nous desservir en termes de diffusion radio à cause des quotas imposés !

Comment définiriez-vous votre musique ? 

On refuse le compromis et on veut vraiment faire la musique qu'on aime. On ne cherche pas à imiter qui que ce soit mais le côté post punk et indépendant prévalent dans notre musique. 

Que pensez-vous de la scène musicale française aujourd'hui ? 

On aime bien Neimo, I am Un Chien, Stuck in The Sound, John & Jehn et Coming Soon avec lesquels on a joué. En dehors de ça, on écoute très peu de musique française, à part Alain Bashung, Serge Gainsbourg et les Rita Mitsouko.

Vous avez joué à Londres et à Manchester il y a un an et demi. Comment le public anglais vous a-t-il accueilli et en quoi est-il différent du public français ? 

Les réactions étaient très positives mais c'était difficile de faire déplacer le public car il ne nous connaissait pas. La deuxième fois qu'on a joué à Londres, on a fait sept concerts consécutifs ce qui était très enrichissant. L'audience britannique est plus ouverte à notre style musical et plus avertie. On aimerait sortir notre album en Grande-Bretagne et au Japon donc on y retournera certainement en 2010. 

Comment s’est passée votre collaboration avec Peter Murray (qui a produit The Pogues, Les Négresses Vertes, Elmer Food Beat, Zebda, Silmarils et Dolly) ?

On ne le connaissait pas du tout avant de le rencontrer. On a découvert par la suite qu'il était très réputé dans le milieu. Peter nous a découvert sur une compliation CQFD et est venu assister à l'une de nos répétitions à Toulouse. Il nous a avoué qu'il s'était déplacé pour s'assurer qu'on savait vraiment jouer ! Le courant est très bien passé et tout s'est enchaîné. Il nous a emmenés enregistrer en studio pendant deux semaines suivies d'une semaine de mixage. 

Qui a désigné la pochette de votre album ? 

Vincent Lalanne, un ami artiste que l'on connaît depuis très longtemps et qui avait déjà réalisé la pochette de notre premier EP. Diplômé des Beaux Arts, il a également co-écrit les paroles du notre deuxième titre "The Whight Spider". Il a adapté son style à notre univers, rassemblant tous nos morceaux en un dessin. 

On vous compare souvent à Talking Heads, David Bowie, Blondie et Interpol. Acceptez-vous et assumez-vous ces parallèles ? 

Ce sont plus nos influences que notre style musical. On ne se comparera jamais à Bowie ou aux Talking Heads ! Ils nous influencent dans le sens où ils sont allés à contre-courant mais on s'inspire davantage de leur manière de travailler, de leur conception de la pop et des mélodies que de leur musique. On reste quand même très punk par rapport à ces artistes. 

Que vous manque-t-il aujourd'hui ? 

On aimerait sortir notre album en Grande-Bretagne et au Japon. C'est quelque chose dont on rêve. On souhaiterait aussi tourner encore en France et sortir un deuxième disque l'année prochaine, même si on est ravi de ce qu'on a accompli aujourd'hui. Tant qu'on peut continuer à faire des albums et à les jouer en live devant des gens, on sera heureux. 

The Dodoz (Murrayfield Music, 2009)


www.myspace.com/thedodoz

Mis à jour : 22/12/2009

Credits photos : Éloïse Bouton

Remerciements : Rachel, Éphélide, Géraldine, Jules, Vincent, Adrien

Copyright : UNIVARTS © 2009 - Tous droits réservés

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