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K Michael

Un abonné d'Univarts

Auteur : Marie AGUETTANT
Date de publication : 03/06/2008

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K Michael compose des musiques de films; il est abonné d'Univarts et son espace perso nous a donné envie d'en savoir plus. Il a accepté de répondre à nos questions.

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Note à l'intention du parent inquièt
         Quelles sont les différents chemins qui amènent à des collaborations ? Le film est-il en projet ou bien terminé ? T'intéresses-tu au travail d'un tel ou fait-on appel à toi ? Quels sont les différents cas de figure possibles ?

Pour trouver des projets, la première chose est de pouvoir montrer son travail. C'est là qu'Internet est intéressant. Il est maintenant assez facile d'avoir un site personnel, ou un profil sur un site comme Univarts. J'ai posé des annonces et rencontré des réalisateurs qui ont été intéressés par mon travail.
Généralement, ce sont les réalisateurs qui me contactent. Certains ont un film en projet, seul le scénario est écrit, d'autre fois le film est en tournage ou en post-prod. Si le courant passe, ce qui est heureusement le cas la plupart du temps, j'attends un premier montage du film pour pouvoir me caler au plus près à l'image. C'est à mon sens de cette manière que la musique apporte le plus au film. Mais il m'arrive de travailler sur un thème avant d'avoir la vidéo.
Souvent la phase finale de composition, qui consiste à effectuer des modifications, se fait en présence des réalisateurs pour valider la musique, ou la modifier si certains passages ne leur vont pas. Mais sur certains projets, à cause de la distance qui nous sépare, nous communiquons par Internet et par téléphone. C'était un peu étrange au début, mais je m'y suis fait !
En ce moment, je travaille sur trois nouveaux projets : un court métrage, quatre films d'animation qui traitent d'un même thème, et je dois participer très prochainement à un reportage. Sur ces trois projets, j'ai déjà travaillé avec deux des réalisateurs.

Le plus souvent, l'idée est-elle bien arrêtée sur le type de musique qu'on attend de toi ou bien te laisse-t-on aussi carte blanche ?

C'est assez variable. Mais les réalisateurs sont assez ouverts. Généralement ils ont une idée sur le style musical qu'ils souhaitent. Mais au fil de l'écriture, si d'autres idées me viennent, je les leur soumets et la plupart du temps ils en sont contents, c'est juste qu'ils ne l'avaient pas imaginé comme ça. Dans le cas contraire, je repars sur l'idée de départ. D'autres réalisateurs viennent avec des morceaux ou des références cinématographiques qui servent de modèle pour ce qui est du type d'instrumentation. Par exemple, c'est ce qui s'est passé sur l'Art du Ninja, pour lequel  Olivier Pannequin m'a parlé du Zatoichi de Takeshi Kitano. Je suis donc parti sur des percussions… ( artduninja.utopictures.net/video_ep1.php# ). Même si certains compositeurs préfèrent qu'on leur laisse carte blanche. Les deux cas de figure sont possibles, et à mon avis les deux sont enrichissants à leur manière.

La variété de tes compositions est-elle le fait de tes diverses influences ou des collaborations qui ont nécessité d'aller vers tel style musical ?

J'ai commencé à m'interesser à la musique vers l'âge de cinq ans après avoir fouillé dans les vinyles de mes parents et découvert certains groupes des 70's. Au fil du temps, je suis passé par pas mal de styles différents : rock, jazz, classique, blues, musiques de différentes régions du monde, et bien évidemment les BO de films. Tout ça m'a permis d'acquérir une culture musicale assez vaste, dont je suis bien imprégné, ce qui me permet de passer d'un style à l'autre lorsque j'en ai envie.
Parfois ce sont les réalisateurs qui me font me pencher sur un style que je ne connais pas particulièrement comme lorsque j'ai du faire de la techno pour une scène dans un bar dans Bien mal acquis ne profite jamais, de Gilles Barré. Mais dans certains cas, ça ne m'empêche pas de mélanger ce style à des touches plus personnelles.
Ce qui est important, à mon avis, lorsque l'on pratique plusieurs genres musicaux, c'est de garder une cohérence sur l'ensemble d'un même projet, à moins évidement qu'il n'y ait un sens au changement de style par rapport à l'histoire.

Quelle est selon toi ta plus belle réussite et pourquoi ?

J'hésite entre plusieurs projets. Les scélérats, de  Rémy Mouhali est peut-être celui dans lequel ma musique est la plus originale. Ce court métrage a quelque chose de glaçant et la musique renforce à mon avis cette ambiance. Mais des projets comme Neige d'été, d'Alexandre Macler et Un Nouveau Jour, de Ludovic Blanchard et Cyril Rolland étaient très ambitieux au sens où il y a énormément de passages sans dialogues qui laissaient de la place à la musique pour poser une ambiance; en plus, c'est une musique orchestrale: ça m'a demandé énormément de travail dont une bonne partie avec les réalisateurs; ça a été humainement très enrichissant.
D'un point de vue plus général, ce sont les retours sur ce qu'on a fait qui sont le plus gratifiants, quand les réalisateurs sont contents du résultat, et que des spectateurs disent qu'ils ont apprécié le film. Parce que dans ce cas, c'est que la musique est appropriée et que j'ai bien contribué à ma partie dans la création du film.

Que te manque-t-il aujourd'hui ?

Concrètement il me manque des contacts. J'aimerais participer à des films produits. Mais même si je sais qu'il est très difficile de rentrer dans le monde du long métrage, je ne désespère pas !

 

 

Du côté de Dailymotion, le court-métrage de François Dhervilly:
Godevil Corp.
envoyé par LaProdPar9

Mis à jour : 04/06/2008

Remerciements : Rémy MOUALHI; François D'HERVILLY; Olivier PANNEQUIN

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